Aux dires de Marc Bellemare, la commission Bastarache ne cherche pas la vérité mais à détruire sa réputation. L’épisode du calepin de notes en est un bel exemple.
Me Battista, le procureur de la commission, a précisé ce matin que Marc Bellemare avait consenti à ce qu’une expertise soit faite sur le document litigieux dès le début de la commission, à condition qu’elle soit faite par un organisme qui ne relève pas du gouvernement québécois.
Il y a eu des dizaines de notes manuscrites mises en preuve devant la commission, la plupart par des gens qui ont contredit Marc Bellemare. Va-t-on aussi demandé une expertise scientifique pour s’assurer qu’elles ne sont pas contrefaites?
Depuis le début de la semaine, les interrogatoires menés par les procureurs de la commission ne visaient qu’à vérifier les allégations de Marc Bellemare. Comme si le mandat premier, celui d’examiner le processus de nomination des juges, passait deuxième.
Jusqu’où ira le commissaire Bastarache dans son opération de destruction? La semaine qui vient sera déterminante à ce sujet.
On devrait y entendre, notamment, Franco Fava, Charles Rondeau, Georges Lalande et Jean Charest.
Un peu plus tôt, la rumeur a courue que Marc Bellemare allait se retirer de la commission. Au contraire, il s’est allié un deuxième avocat, Me Jean-François Bertrand, celui-là même qui le représente dans sa poursuite contre Jean Charest.
Et déjà, on sait que le témoin Marc Bellemare veut assister au témoignage de Fava, comme si il voulait à son tour lui transmettre une bonne dose de pression…
