Cette fois, je n’aurai pas besoin de composer un texte bien élaboré pour vous démontrer à quel point les finances publiques sont en mauvais état. Je n’ai qu’à citer le Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, qui publiait aujourd’hui sa «vérification de l’information financière» du gouvernement du Québec.
Ainsi, selon M. Lachance, « Les efforts à faire pour atteindre l’équilibre budgétaire en 2013-2014 seront plus importants que ce qui était prévu ». La raison principale est que la croissance des dépenses de programmes est bien supérieure que ce qui avait été estimé.
Imaginez, les dépenses de chacun des ministères augmente de près de 5% par année au Québec, bien au-delà de l’indice des prix à la consommation, même si le gouvernement tente de freiner cette hémorragie.
Et pour ajouter au malheur des comptables du ministère des Finances, le vérificateur général estime maintenant qu’on doit ajouter à la dette brute du Québec les sommes contractées directement sur les marchés. Juste pour l’année 2010, c’est 5 milliards de plus!
Ce qui encore plus alarmant, c’est l’importance que prend la dette par rapport au PIB du Québec. Selon Renaud Lachance, « la dette brute au produit intérieur brut est passée de 50,4 % au 31 mars 2009 à 53,8 % au 31 mars 2010 ». Le Québec a le plus haut niveau d’endettement de tous les gouvernements du Canada. Et ce n’est pas fini, puisque les déficits annuels prévus d’ici le retour à l’équilibre budgétaire s’ajouteront à la dette.
Autre signal d’alarme, le vérificateur général rappelle que « la croissance des obligations contractuelles à la charge du gouvernement du Québec (…) totalisent 34,7 milliards de dollars ». En clair, ce sont des engagements pris avec des partenaires privés ou publics et qu’il faudra bien un jour payer. Ces obligations représentent à elles seules 11,4 % du PIB.
Bref, la situation financière du Québec est loin de s’améliorer et il faudra un jour commencer à penser à rembourser, mais surtout à juguler l’hémorragie…






